Tout sur le Nexavar et le Sutent et autres Traitements

Traitements du cancer du rein métastasé ,du cancer du foie , et d'autres cancers aussi
 
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  GalerieGalerie  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  Connexion  

Partagez | 
 

 Un cadeau valant de l'or

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
CHRIJO



Nombre de messages : 141
Date d'inscription : 27/10/2006

MessageSujet: Un cadeau valant de l'or    Ven 29 Avr - 7:19

Comme l’après-midi de la veille je fus soulagé de quitter les lieux, le plus dur restant à faire, revenir le mardi suivant pour entendre les résultats. Pour l’heure je ne souhaitais qu’une seule chose m’enfuir au plus vite, en laissant derrière moi tout ce qui ce qui pouvait me rappeler l’angoisse de la maladie.
La voiture n’était pas garée tout prêt, il fallait descendre en contrebas, et l’exercice sans être insurmontable me donnait un peu de fil à retordre, d’autant qu’un vent violent venu du nord, me tétanisait les muscles du visage. Je fus soulagé de m’engouffrer dans l’habitacle de notre véhicule. Il nous restait encore à affronter les encombrements du périphérique nantais, avant de retrouver nos pénates.
Même si mon esprit me donne la force d’avancer, mon organisme lui me dit au contraire de ne pas pousser le bouchon trop loin, et je sais qu’il faut parfois lui obéir. Ces deux jours consécutifs passés à Nantes ne faisaient confirmer la chose, car je me sentis totalement vidé de mon énergie lorsque beaucoup plus tard que prévu, nous arrivâmes enfin à notre domicile
Le hasard du calendrier voulait que le jeudi 10 mars j’avais rendez-vous cette fois avec mon généraliste. Là encore le praticien accusait un peu de retard, et je me disais que durant ces trois jours, nous avions poiroté en cumul deux heures trente au-delà des horaires convenus, être patient n’était pas un vain mot.
Le docteur C me trouvait une mine radieuse, mes battements cardiaques étaient dignes de ceux d’un cœur de jeune homme, de plus ma lésion était en passe de guérir définitivement. Fort de ses remarques, je sortis de son cabinet me voulant un peu plus confient, à quelques jours de me confronter à mes résultats d’examens.
Nous approchions d’un week-end plutôt réjouissant, car nous allions fêter l’anniversaire de ma fille, en même temps que nous allions pendre la crémaillère de sa nouvelle maison.
J’étais assis devant mon ordinateur en ce vendredi du 11 mars, lorsque Chantal vint me chuchoter à l’oreille qu’il serait bon de prendre l’apéritif, je lui en demandai la raison.
L’oncologue avait pris soin de téléphoner pour nous rassurer quant aux résultats de mon scanner et de mon IRM.
« Je ne voulais pas que vous passiez un weekend à vous morfondre, sachez que le rapport des radiologues indiquent une parfaite stabilisation de la maladie. »
Ainsi donc au moment où je m’y attendais le moins, cet appel téléphonique venait me libérer d’un fardeau qui n’allait pas tarder à peser très lourd sur mes épaules. C’était le plus précieux des cadeaux que l’oncologue pouvait m’offrir moins d’un mois avant la date de mon anniversaire.
Il y allait avoir bientôt onze ans que je fréquentais le CAC de l’espoir et par conséquent le docteur R, depuis lors nos rapports n’avaient eu de cesse d’évoluer. Nous avions d’abord appris à nous connaître, puis d’une relation distante, nous étions passés au stade d’une relation de confiance et de sympathie mutuelle. Cette fois j’avais le sentiment qu’une certaine forme d’amitié était en train de naître, le geste qu’il venait de faire à mon égard en était la preuve.
Ainsi donc les trois jours qu’ils nous restaient à passer avant de retourner à Nantes furent marqués du sceau de la tranquillité d’esprit.
En ce mardi 15 mars 2016, outre notre sérénité, nous eûmes aussi le soleil pour nous accompagner le temps de notre trajet vers le CAC de l’espoir. Nous fûmes encore une fois relégués vers le parking le plus éloigné, et il fallut encore une fois faire l’effort de grimper la côte pour parvenir à l’entrée du hall d’accueil.
Chantal prit un ticket d’ordre d’arrivée, et nous attendîmes très peu de temps avant d’être reçu. La femme chargée d’enregistrer ma présence sourit. J’eus l’impression d’avoir déjà eu à faire à elle, et je lui en fis la remarque. Elle aussi nous avait reconnu, le hasard ayant voulu que nous nous présentions pour la troisième fois en huit jours à son guichet.
Le service consultations du second étage foisonnait de monde, nous étions à l’heure mais comme souvent le docteur R accusait un retard important. Nous nous installâmes donc dans la salle d’attente munis de nos précieux passe-temps, livre et mots fléchés.
Lorsque nous nous assîmes à notre tour à proximité du cabinet du médecin, j’aperçus de suite que la vallée du Lison n’avait toujours pas regagné sa place. Le crochet restait sans son cadre sur un mur désespérément blanc, il avait également disparu du bureau de N ce qui me laissait penser que sa restauration ne se ferait pas.

Témoignage mon cancer du rein : http://joelgau1954.unblog.fr/



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
Un cadeau valant de l'or
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Cadeau de fin d’année de Bonaparte à Napoléon, par JOB
» Gastro à 3, quel cadeau! :o(
» un site sur les anges...avec un cadeau !
» Petit cadeau, texte jeunesse sur la lecture
» Petit cadeau..

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Tout sur le Nexavar et le Sutent et autres Traitements :: Forum de discussion :: DIVERS-
Sauter vers: