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 Nouvelle zone de turbulences, aussi doulureuses qu'inattendu

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CHRIJO



Nombre de messages : 141
Date d'inscription : 27/10/2006

MessageSujet: Nouvelle zone de turbulences, aussi doulureuses qu'inattendu   Ven 12 Fév - 9:10


Comme je l’ai déjà écrit à propos de mon état de santé, lors de mon précédent article, j’abordais cette fin d’année intimement persuadé de pénétrer dans une phase d’accalmie durable. Était-ce l’euphorie de Noël qui me laissait penser cela ? Nul ne le sait. Quoi qu’il en soit, j’allais apprendre à mes dépens, l’absence totale de crédibilité de mes convictions masculines.
J’avais été suffisamment en forme pour profiter au mieux des manifestations publiques organisées par la ville à l’occasion de ces fêtes, je l’avais été également pour faire mes emplettes de Noël, mais aussi pour préparer le chapon familial aux marrons.
Le repas et la distribution de cadeaux s’étaient passés suivant la tradition. Certes en cette fin de journée du 25 décembre, je me sentais un peu lourd, mais eu égard à la fragilité de mon organisme, je n’étais pas étonné de cet état de fait, compte-tenu d’un menu plus riche à digérer que de coutume.
Le lendemain j’étais à la diète, j’avais mal au bas du ventre et plus spécialement à droite mais je ne m’inquiétais pas outre mesure, dans le sens où depuis plus de onze ans j’étais habitué aux petits malaises en tous genres, aussi vites apparus, aussi vites disparus.
De plus mes enfants ayant prévu de fêter le surlendemain un anniversaire surprise à leur mère, mon esprit était donc suffisamment impatient de la fête, pour oublier facilement les désagréments du moment.
Le dimanche 27 décembre, je ressentais toujours et encore une gêne conséquente toujours au bas du ventre, mais rien qui puisse me dissuader de passer la journée entre famille et amis, de toute façon j’aurais trouvé l’énergie nécessaire pour laisser de côté ce que je considérais comme un petit souci de santé, plutôt que de rater l’un de ces trop rares bons moments de l’existence.
Le succès fut total, et nous rentrâmes le soir fatigué mais comblés par cette journée somme toute plutôt très bien organisée. Je ne me souviens pas d’avoir passé une nuit plus dure que d’habitude, mes problèmes d’insomnies restaient préoccupants, mais je me réveillai le matin avec la sensation d’avoir correctement dormi.
En ce lundi 28 décembre, je n’avais pas la motivation d’entreprendre grand-chose, certes depuis longtemps mes activités étaient limitées, mais cette fois je dus me faire violence ne serait-ce que pour aller chercher mon pain. Vingt bonnes minutes de marches aller-retour ne m’avaient pas paru plus longues que d’habitude, et j’avais même pu converser avec plusieurs de mes voisins avant de rentrer. Cependant je décidai de passer l’après-midi dans mon fauteuil, car mon corps tout entier manifestait sa fatigue extrême, et mon mental au beau fixe n’était pas en mesure de combattre cet état de fait, je n’avais pas de doute à ce sujet.
Bien souvent pour de mauvaises raisons, les personnes dites en bonne santé s’affolent dès la moindre douleur, mais lorsque la souffrance fait partie de votre quotidien, vous vous habituez à la cohabitation. J’avais toujours espoir d’une amélioration, et je misais sur une bonne nuit de sommeil pour voir disparaître mes désagréments du moment. Moins serré dans mon pyjama que dans mes vêtements de jour, je savais aussi que la position allongée serait un réel soulagement, ce n’était pas la première fois que ce genre de situation se produisait, il fallait faire avec.
Le lendemain nous avions un rendez-vous intermédiaire entre deux examens au CAC de l’espoir, et je n’avais surtout pas l’intention d’y renoncer. Pourquoi ce soir-là plutôt qu’un autre soir je m’endormis comme une masse ? Je serais bien futé de pouvoir répondre à la question. Toujours est-il que Morphée m’enveloppa dans ses bras le quart d’heure qui suivit mon coucher.
Mon malheur se précisa vers les six heures du matin, je me réveillai avec une douleur toujours du côté droit, largement plus intense cette fois que celles que j’avais connues jusque-là. Mon esprit n’était pas encore en l’état de mesurer la gravité de la situation, j’étais persuadé qu’avec l’administration d’un antalgique mon état allait s’améliorer rapidement. Je me levai donc, pour prendre un comprimé effervescent de Doliprane, puis je repris de chemin de mon lit. L’accalmie de la douleur de donna raison, et je me rendormis finalement assez rapidement.
Lorsque mes yeux s’entrouvrirent quelques heures plus tard, c’était mon ventre tout entier qui se déchirait, le supplice qui m’était infligé par je ne sais encore quelle entourloupe du destin était intense, et quelque-soit la position que je prenne sous mes draps, je n’arrivais pas à apaiser mon corps meurtri.
A partir de l’instant où je décidai de me lever, les choses se précipitèrent et prirent une tournure qu’il me fut impossible de maîtriser.
Cette fois mon esprit était lucide, je vivrais des instants difficiles et très probablement gravissimes. Je perdis immédiatement la notion de l’espace et du temps. Je ne savais pas quelle position prendre pour soulager ma peine, la position couchée m’était insupportable, les positions debout ou assise ne l’était pas moins. Sur l’instant je ne savais pas ce qu’il allait m’arriver et la panique envahissait mes pensées.
Nous décidâmes d’annuler notre escapade à Nantes et de prendre un rendez-vous chez mon généraliste qui ne pouvait me prendre que dans la soirée. Chantal insistait pour me conduire aux urgences, mais j’avais une telle saturation des milieux médicaux, que j’arrivais encore à me persuader qu’avec un peu de patience la douleur finirait bien pas s’estomper.

Témoignage mon cancer du rein métastasé : Mon blog http://joelgau1954unblog.fr

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