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 27 août 2013

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CHRIJO



Nombre de messages : 141
Date d'inscription : 27/10/2006

MessageSujet: 27 août 2013   Sam 26 Oct - 9:23

Difficile pour ceux qui n’ont jamais vécu ce genre de situation d’imaginer mon état d’esprit quelques jours avant cette nouvelle et délicate intervention. Quasiment impossible à moi de décrire ce que je pouvais ressentir dans des moments pareils. Il n’existe aucun mot dans le dictionnaire à ma connaissance qui puisse offrir une résolution de ma pensée assez fine, pour que mon entourage lise clairement ma souffrance et mon profond désarroi. Pourtant il fallait avancer malgré ce vilain nuage noir, mettre durant ce séjour de nouveau ma vie entre parenthèse, pour poursuivre ensuite la route, en espérant une éclaircie durable sur le reste de mon chemin.
Il y a toujours dans une existence des moments où l’on est face à nous même, le 27 août au matin, je me retrouvais dans ce cas de figure. Que faire quand le destin vous emprisonne dans une toile d’araignée, sinon que de prier. Où trouver la force lorsque, à part l’équipe chirurgicale, plus personne ne peut plus rien faire pour vous, pas même vous rassurer.
Avais-je réussi à dormir la nuit précédente, rien n’est moins sûr. Outre l’ablation de ma surrénale, je redoutais que les manipulations et les ‘’maltraitances’’ subies durant mon sommeil forcé, ne ravivent les douleurs cervicales, qui n’avaient pas totalement disparues. L’expérience du CHU de Nantes, restait un vrai traumatisme, que les circonstances dramatiques du moment, ne me donnaient pas le temps d’évacuer.
‘’Ma chambre d’hôtel’’ était spacieuse, moderne et pleine de clarté, si la raison de ma présence en ce lieu avait été un séjour en villégiature, j’aurais été pleinement ravi d’évoluer durant quelques temps, dans cet environnement.
Chantal m’accompagnait jusqu’à ce le brancardier ne vienne me descendre au bloc. En fait nous ne restâmes pas longtemps seuls. Un infirmier entra pour me poser les questions d’usage, m’apporter blouse et Bétadine, flacon pour récolter de l’urine, et enfin récupéra tous les documents en notre possession, susceptibles de l’intéresser. Une aide soignante qui m’avait déjà côtoyée durant mes hospitalisations de 2004 et 2005 et que je n’avais pas perdu du vue, banda mes mollets pour prévenir l’apparition d’une phlébite, puis entama la petite conversation d’usage, lorsqu’il s’agit de remonter le moral à des malades.
J’attendais fin prêt sur mon lit lorsque ce que nous redoutions arriva. Il manquait à l’infirmier le bilan de l’échographie cardiaque. Je n’avais pas passé d’échographie cardiaque il ne risquait donc pas de l’avoir. Il sortit sans rajouter un mot.
« Monsieur Gautier ? »
Une femme était entrée dans la chambre avec un fauteuil roulant.
« Je suis la secrétaire du docteur L, je viens vous chercher pour passer un examen complémentaire avant votre intervention. »
Badigeonné à la Bétadine, affublé de ma blouse de ‘’combat’’, couvert de ma robe de chambre, il fallait donc que j’arpente les couloirs de la polyclinique pour rejoindre une salle d’examen en cardiologie. Nous étions bien en présence d’un échographe, la femme m’avait invité à m’allonger sur la table, tandis que Chantal s’était assise sur une chaise à proximité. Le service avait dû se faire souffler dans les bronches, car notre accompagnatrice adoptait un profil bas, et ne manqua pas de nous répéter plusieurs fois que le docteur L serait rapidement à notre disposition.
Le temps s’écoulait inexorablement et nous prenions du retard sur l’heure prévue de mon opération. Je ne voulais pas imaginer le coût engendré par l’immobilisation d’une équipe chirurgicale sans malade.
Le docteur L apparu avec le flegme que nous lui connaissions, il ne perdit pas de temps en paroles inutiles, et commença son exploration. Pour ma part j’étais totalement en inertie, tout le stress accumulé depuis le 16 juillet s’était écroulé d’un coup, comme un château de carte.
Le praticien n’avait découvert aucune anomalie, je pouvais donc passer sur le billard en toute confiance.
Une fois remonté à ma chambre, je n’eus même pas le temps de compter jusqu’à trois qu’une brancardière m’embarqua pour une nouvelle aventure, à l’issue incertaine. L’image de Chantal s’éloigna derrière moi, sans que nous n’ayons eu le temps de nous dire revoir.

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