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 Bernard Giraudeau parle de son cancer !!

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BERNARD

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MessageSujet: Bernard Giraudeau parle de son cancer !!   Jeu 13 Mai - 17:37

Par ERIC FAVEREAU (LIBERATION)




Il vous reçoit, un peu las mais avec un grand sourire. Il a bien sûr changé mais la maladie n’a pas entamé sa beauté légendaire. Simplement, il est en retrait, il est fatigué, puis il se met sur le canapé. Depuis bientôt dix ans, Bernard Giraudeau, 62 ans, est atteint d’un cancer, d’abord du rein puis du poumon. Il a eu quatre rechutes, autant d’opérations, une chimio interminable. Depuis peu, il a lancé sur le site «la Maison du cancer» une initiative au thème original : «On ira tous à l’hôpital.» Un site où il parle, témoigne, répond, échange.

Nous l’avons vu dans son appartement à Paris, touchés par sa disponibilité alors que la fatigue l’envahissait.
D’abord, comment allez-vous ?

Pas trop bien en ce moment, on va voir comment les choses vont évoluer, mais cela fait partie du chemin. J’essaye d’aller comme je peux, le problème est que les traitements lourds des chimios ont tendance à vous enlever un peu de la vie. Alors, on s’interroge : si c’est pour continuer à vivre avec cette vision-là… Mais il y a toujours des lueurs, non pas d’espoir mais de bonheur, des fragments possibles, des gens qui vous entourent, qui vous aiment. Bref, il y a toujours quelque chose qui fait que si je peux encore voir ou vivre cela, ou acquérir une connaissance… Une connaissance de soi, de ce corps, là, qui, à un moment donné, se dérègle. On ne sait pas trop bien pourquoi, et on a du mal.

Cela fait près de dix ans ?


Oui et cela commence à faire long. C’est long d’être en permanence entre les mains des médecins, des radios, des scanners. L’institut Gustave-Roussy, puis Pompidou, puis l’hôpital Tenon, puis encore Pompidou. C’est long.
Et vous avez le sentiment que l’hôpital va mal, en tout cas va beaucoup moins bien aujourd’hui qu’hier…

Oui. Dans la valeur donnée aux choses, on a une médecine qui est bafouée, attaquée par les pouvoirs publics qui veulent faire des économies à tout prix. On dirait qu’ils n’ont pas la connaissance de ce qui est. On supprime des postes, il y a de moins en moins d’oncologues, et pourtant il y a de plus en plus de malades, de plus en plus de pathologies. Et en face ? De moins en moins de médecins. Ils courent d’un bureau à l’autre, ce sont des queues pour un examen, une radio. L’hôpital fait ce qu’il peut, et il le fait bien. Mais cela ne suffit pas.
C’est-à-dire ?

On soigne à la chaîne, on soigne avec des protocoles. On a beau dire que l’on soigne de plus en plus les cancers, on vous parle d’une survie à cinq ans. Cinq ans, c’est beaucoup et cela ne fait pas grand-chose. Et puis, le cancer échappe à tout le monde, aux scientifiques, aux médecins, mais il n’échappe pas au patient. Ce qui est important, c’est que les gens prennent leur responsabilité. C’est à eux, cette maladie, ce n’est pas aux médecins. Il y a des médecins qui sont totalement inconscients, je les appelle les «médecins assis». Ils sont si loin de vous, ils sont assis sur leurs connaissances, ils ont tellement peur que l’on apporte quelque chose de nouveau qui les déstabiliserait…
Cela veut-il dire que le malade a des choix à faire ?

Il y a des moments où l’on se trouve devant le mur. Qu’est-ce qu’on fait ? On y va ? Se faire opérer ou pas ? Si on ne le fait pas, on a peu de chances. Si on se fait opérer, il y a des chances que cela ne se passe pas trop mal, mais après ? Pour combien de temps ? Le vrai choix, c’est de se dire : j’arrête la chimio, j’arrête tout, puis je verrai bien. Ce que je conçois, parce que c’est extrêmement usant, fatigant, épuisant, et que l’on cherche un sens à tout ça. Tant que l’on peut réfléchir, discuter, lire, on y trouve de l’intérêt. On exprime des sentiments, on partage. Mais si on n’a plus cela, à un moment on se dit qu’il faudra peut-être aller faire un tour ailleurs.
Vous dites que vous vous y attendiez quand le cancer vous est tombé dessus…

Oui, je le savais, je m’y attendais. C’était justifié que les choses se passent comme cela. A un moment, je ne pouvais plus continuer, je voyais bien que j’allais vers quelque chose qui me rapprochait de l’abîme. Cela tenait à mon existence qui avait de moins en moins de sens, une course effrénée qui me maintenait en permanence dans un état d’angoisse, celle qui peut accompagner notre métier d’acteur. J’allais où ? Un manque de sens, de profondeur, de recherche sur l’essentiel… Et donc, le cancer est arrivé et je n’étais pas trop étonné. Mais j’ai repris, après, ce métier, avec une espèce de folie furieuse, et il a fallu que je rechute pour que je me dise : allez, stop. Allons voir dans la vie quelque chose d’autre. A un moment, j’ai eu le sentiment que c’était la mauvaise voie de continuer à vivre normalement, que ce n’était pas tout à fait juste. En tout cas pour moi. Mon corps m’a dit stop. Mais cela n’a pas encore suffi. Après mon opération, je m’étais dit que j’allais tout faire pour changer ma qualité de vie, donner plus de temps aux gens que j’aime. Mais une fois encore, cela n’a pas tenu, j’ai très vite été à nouveau aspiré. Cinq ans plus tard, je recevais le choc d’une deuxième annonce avec des métastases au poumon. J’ai eu une troisième récidive, ils m’ont enlevé notamment des côtes, on m’a mis des plaques. Et là, il fallait que je prenne ma décision. Je ne pouvais plus faire ce métier, je ne pouvais plus continuer à ce rythme… Alors oui, arrêter, c’est comme ça. Certes je peux lire des textes, je peux écrire. Mon regard sur les autres s’est aussi modifié, adouci.
Ce cancer avait, pour vous, un sens, comme un signal ?

Il a toujours un sens. C’est mon avis. Pour un homme adulte, sur le deuxième versant de sa vie, un cancer peut être un message, un questionnement. C’est souvent ce qui se passe.
Et la rechute a un sens ?

On fait l’erreur de croire que les choses sont miraculeuses. C’est en nous, ce cancer. S’il n’a pas été, je dirais… compris à la source, rien ne change vraiment. Car ce n’est pas qu’un problème de molécules, celles-ci vont nous faire guérir un temps, vous allez survivre, mais le reste ? C’est un décalage, un terrain défavorable. D’où cela vient-il ? Cela peut être plein de choses. C’est pour cela que je dis qu’il y a une nécessité pour le patient de se prendre en charge, de faire connaissance avec lui-même. Est-ce que l’on veut être aveuglé et rester sous la tutelle des médecins ? Ou est-ce que l’on veut travailler avec eux, avec son ressenti, ses sentiments, ses peurs ?
Vous avez été en conflit avec vos médecins ?

Une fois, mais c’était un conflit normal. Il s’agissait d’un traitement : je voulais essayer autre chose, une autre chimio. Autrement, non, je discute avec mes médecins, nous sommes ensemble. Là, aujourd’hui, je suis sur un traitement où cela ne bouge pas vraiment. Je ne vis plus vraiment, il va falloir faire quelque chose. J’ai deux chimios, une par perfusion et une autre par pilule, et elles m’épuisent. C’est le comble, les chimios peuvent finir par tuer le malade. Il y a une grosse fatigue, une asthénie, il y a toujours quelque chose de dérangé : la tête, les intestins…
Qu’est-ce qui vous aide ?

La méditation, la relaxation, et puis mon entourage. Ma femme, mes enfants qui sont très aimants… Vous vous rendez compte qu’il vous reste dans la vie peu de choses, mais elles sont là, importantes. Un peu de bonheur, beaucoup d’amour. C’est tout bête. Et à part ça ? Il faut être heureux avec ce que l’on a. Il faut calmer le jeu, arrêter les colères, ce qui n’est pas simple. Regarder les choses différemment, être plus aimant. Comprendre.
Et accepter d’être malade ?

Oui, si vous ne l’acceptez pas, c’est emmerdant. Mais en même temps, c’est l’histoire de chacun, certains refusent et ont guéri.
N’y a-t-il pas un risque de se dire, alors, que le cancer est un peu de la faute du patient ?

Non. Il faut voir que la vie menée durant toutes ces années n’a pas été le bon chemin. Ce n’est pas de sa faute, mais on peut commencer à comprendre que l’on est en partie responsable, de façon inconsciente, de ce qui s’est passé. Ce que l’on vit autour de nous est souvent effrayant. On accumule les bêtises. On peut avoir le sentiment que l’on est dans un train fou. Et si on ne fait rien, le premier arrêt, c’est l’hôpital. Et le second, c’est le cimetière.
D’où ce projet que vous avez : «On ira tous à l’hôpital» ?

C’est une idée de la Maison du cancer qui a été conçue par deux filles, et à l’intérieur de ce projet, j’ai fait une sorte de forum. L’hôpital ? Certains iront tôt, d’autres plus tard. Si on a un environnement plus propice, on peut retarder. Regardez ce que l’on vit autour de nous, le bruit, la pollution, le téléphone qui est comme une laisse, nous n’avons plus le temps de penser à l’autre. On ne doit pas abandonner une certaine connaissance de nos rapports avec la nature pour des acquis technologiques. Car si c’est pour vivre 100 ans en passant les dernières années à l’hôpital, ce n’est peut-être pas la peine. Les médecins le disent aussi : ils arrivent au mur. Ils guériront certains cancers, mais pour les autres, ils ne font que soigner. On ne guérit pas par la seule médecine. Et puis survivre dans quelles conditions de vie ? Tout cela est posé.
Est-ce que vous vous attendiez à un parcours aussi dur ?

Je le savais, mais aussi dur… Le plus dur est de ne pas savoir comment arriver à stabiliser cette maladie sans que cela ne devienne invivable.
Vous avez mis des limites ?

Oui, j’en ai mis. Je ne veux plus me faire opérer. J’ai déjà été tellement opéré que cela bousille. Pour les chimios, moi, cela fait deux ans. C’est une période difficile.
Le regard des autres est-il difficile ?

Il peut y avoir un schisme quand les gens ne comprennent que vous avez changé. Ils disent que vous n’êtes plus le même. Mais c’est un regard qui est mal posé. Pour ma part, c’est plus simple. On m’a proposé du travail, on m’en propose encore, c’est moi qui ai décidé d’arrêter.
La souffrance ?

La souffrance ? On a beaucoup de moyens thérapeutiques, classiques ou pas, pour la contenir. Mais la souffrance, c’est usant, c’est très usant. Au bout d’un moment, elle vous permet… de ne plus rien faire d’autre. Vous vivez en elle. La chose la plus pénible, c’est ça, c’est la fatigue. Même de parler, cela demande un effort. Manger demande un effort colossal, tous les jours. Ne pas vomir, ne pas maigrir, tout est épuisant. La fatigue, vous ne pouvez rien faire. Il y a un moment où vous avez envie d’être allongé, au calme, et puis dire au revoir… Mais comment vais-je dire au revoir ? A qui ? Comment ?
Qu’est-ce qui vous manque ?

Je suis privilégié, il ne me manque rien. J’ai beaucoup de chance, j’ai des gens qui m’aiment et je ne vis pas seul dans une chambre de bonne avec une chimio tous les jours. Il me manque simplement ma connaissance personnelle pour avancer sur un chemin qui serait plus épanouissant. Là, je suis sur un corps, je suis certain qu’il y a une force de l’esprit qui permettrait de retrouver un équilibre. Je n’ai pas de réponse, je dis simplement que je devine, je le sens, que cela me fait du bien de le faire, de méditer, d’aller vers ça, d’aller vers ce point d’équilibre. Ou simplement savoir qu’il y a un point d’équilibre, la note juste.



cliquez : linterview Bernard Giraudeau

source : liberation.fr

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BERNARD

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MessageSujet: la maison du Cancer   Jeu 13 Mai - 17:45

JE NE SUIS PAS SUR DE COMPRENDRE SA PHILOSOPHIE MAIS BON..............

cliquez : VIDEO

source : LA MAISON DU CANCER

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BERNARD

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MessageSujet: Re: Bernard Giraudeau parle de son cancer !!   Jeu 13 Mai - 18:13

Interview Bernard Giraudeau a écrit:


Qu’est-ce qui vous aide ?

La méditation, la relaxation, et puis mon entourage. Ma femme, mes enfants qui sont très aimants… Vous vous rendez compte qu’il vous reste dans la vie peu de choses, mais elles sont là, importantes. Un peu de bonheur, beaucoup d’amour. C’est tout bête. Et à part ça ? Il faut être heureux avec ce que l’on a. Il faut calmer le jeu, arrêter les colères, ce qui n’est pas simple. Regarder les choses différemment, être plus aimant. Comprendre.

mis a part la meditation (je m'endors au bout de 3 minutes !!) c'est tout à fait ce que j'aurai pu dire !!!!!!!!! Laughing

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NORBERT



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MessageSujet: Re: Bernard Giraudeau parle de son cancer !!   Jeu 13 Mai - 21:41

Bonsoir Bernard,

Moi non plus je ne comprends pas tout scratch . Ce patient a 10 ans d'expérience dont une bonne partie en Chirurgie. C'est quand même pas mal, il s'est bien battu et continue.

Pour moi la mort, n'est pas un choix mais le pire qui puisse nous arriver .

Il faut en effet vivre avec son traitement, oui cela bouffe des muscles et cela est fatiguant mais il existe aussi des plaisirs dans la vie, il faut se focaliser sur ces derniers. Cela va des pates crabes ( ) au plaisir de voir sa famille grandir et progresser sur ce chemin difficile qu'est la vie.

A+

Norbert
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MessageSujet: Re: Bernard Giraudeau parle de son cancer !!   Ven 14 Mai - 8:37

la mort le pire qui puisse nous arriver ? Shocked c'est surtout pour ceux qui restent !!!! on doit tous y passer alors .................... !!! le seul truc qui m'indispose c'est que pour certains c'est beaucoup trop tôt !! Sad
alors oui il faut prendre le meilleur de ce qui nous reste à vivre même si , hélas, on ne peux pas toujours réaliser ses rêves !!! Neutral

en attendant profitons de la vie : que ce soit des pattes de crabes, de la tome des bauges, du montbazillac ou tout autres bonnes choses de la vie ! mais surtout de notre famille en essayant de leur donner plein d'amour sans leur pourrir la vie avec notre locataire !!!

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NORBERT



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MessageSujet: Re: Bernard Giraudeau parle de son cancer !!   Ven 14 Mai - 9:10

Et ben, cyclops

Voila une réponse qui ne manque pas d'intérêts:

"mais surtout de notre famille en essayant de leur donner plein d'amour sans leur pourrir la vie avec notre locataire !!! sunny

Pour moi c'est en effet le plus difficile, bien séparer les trois groupes:
Le patient et la famille (premier cercle) et le crabe en dehors du cercle. Neutral

Mais je fais des progrès, pour ce qui est de la mort on y passe tous, et en effet ceux qui restent ont des moments après très difficiles, mais en ces temps d'assomption l'espoir est permis. Quand à ceux qui sont partis trop tôt c'est très triste, et j'espère du fond du coeur que leur famille arrive à surmonter leur deuil. Après tout, le mal est humain et si l'on ne dépensait pas des fortunes à se faire la guerre et à s'auto-poluer on aurait fait des progrès en médecine et peut être éviter ces morts précoses.

A+

Norbert
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sylvie



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MessageSujet: Re: Bernard Giraudeau parle de son cancer !!   Ven 14 Mai - 11:26

Bonjour à tous, ce témoignage est touchant et me replonge au début de la fin de Ben . Cette période où les moments de plaisir sont tellement rare par rapport à la difficulté de vivre au jour le jour, avec cette immense fatigue, la douleur omniprésente, ce corps qui vous làche et l'esprit qui cogite inlassablement . Ce moment où nous, les proches, devons nous rendre à l'évidence et accepter que la personne que l'on aime làche prise . Accepté qu'il souhaite arrêter les traitements pour avoir un peu de répit en sachant que la maladie, elle ne lui en laissera pas .
Ben m'a souvent dit qu'il me gachait la vie . Sachez qu'il n'en ai rien . Nous avons autant besoin de vous que vous avez besoin de nous . Ces années ont été , magré tout, des années d'amour, que beaucoup de couple ne connaitront pas . Je suis consciente qu'il faut du recul pour dire cela et j'aurais aimé ne pas être confronté à cette épreuve, mais quand je vois tous ces couples qui se séparent, se déchirent, je me dis qu'ils passent à coté de tellement de choses...
Je regrette aujourd'hui de ne pas avoir profité au mieux des bons moments avec Ben, ces moments où il riait, où lui oubliait et moi , qui le scrutais, à l'affut de la moindre souffrance, fatigue, prés à intervenir et qui m'empêchais de profiter pleinement avec lui . Ses yeux me disaient souvent"lâche prise", il me connaissait trop bien pour que je puisse lui cacher quoi que ce soi . Il me disait souvent"je vais bien", et ces mots j'en avais besoin , ils me rassuraient car je les savais sincéres . Il me disait souvent, ne stresse pas avant, on verra le moment venu . Il était comme cela . Il me manque tellement .

J'espère ne pas vous avoir peiné, mais je comprends les paroles de Giraudeau, il commence à lacher prise , vous avez encore la rage de vivre, cultivez-là et profitez au mieux de tout ce qui vous entoure . La mort fait partie de la vie, on ne sait pas quand elle frappera . Je vous souhaite une bonne année 2010, phrase qui prend toute son importance dans ma vie, aujourd'hui . Amitiés Sylvie44
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denis



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MessageSujet: Re: Bernard Giraudeau parle de son cancer !!   Ven 14 Mai - 12:40

Une petite pensée dans le sens de ce que vous dites pour remonter le message de Sylvie après l'avoir mis en second par un message plus léger sur certains postes de radio que j'écoute :



ÉPICURE

« La mort n’a aucun rapport avec nous ; car ce qui est dissous est insensible, et ce qui est insensible n’a aucun rapport avec nous. »
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laurie



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MessageSujet: merci B Giraudeau   Mer 19 Mai - 9:10

C'est vrai que c'est un peu compliqué comme analyse mais on voit que les médecines parallèles aident à survivre (10 ans de rémission malgré toutes ces rechutes). Nous faire partager cette expérience nous réconforte même si on se sent triste de le voir lâcher prise .
quand à la méditation je suis comme toi Bernard je m'endors au bout de trois minutes.
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MessageSujet: Re: Bernard Giraudeau parle de son cancer !!   

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