Tout sur le Nexavar et le Sutent et autres Traitements

Traitements du cancer du rein métastasé ,du cancer du foie , et d'autres cancers aussi
 
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  GalerieGalerie  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  Connexion  

Partagez | 
 

 Emission sur les nouvelles thérapies liées à l'angiogenèse.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
nathalie



Féminin
Nombre de messages : 76
Age : 47
Localisation : région centre
Date d'inscription : 12/09/2006

MessageSujet: Emission sur les nouvelles thérapies liées à l'angiogenèse.   Jeu 18 Déc - 23:30

Bonsoir,

Je viens d'entendre sur France Inter l'émission "le téléphone sonne" qui était consacrée aux nouvelles thérapies liées à l'angiogénèse car en ce moment se tiennent les Rencontres de la cancérologie française, voici le lien pour ré-écouter l'émission pendant 8 jours :
http://www.radiofrance.fr/franceinter/em/letelephonesonne/index.php?id=74497


Même si ce n'est pas uniquement sur le cancer du rein il y a des choses intéressantes.

Le Professeur Thomas Tursz, Directeur de l'Institut Gustave Roussy a commencé en disant :
"Les traitements anti-angiogéniques ce n'est pas seulement du rêve, c'est déjà une réalité en particulier le cancer du rein métastasé qui est un cancer pratiquement incurable qui ne répondait à aucune thérapeutique chimique ou radiothérapique et maintenant mis en rémission et avec des prolongations nettes de survie non pas par un mais par trois médicaments anti-angiogéniques, voyez à quel point les connaissances avancent mais je ne crois pas qu'un seul médicament ou trois guériront l'ensemble des cancers et je crois que le problème de la complexité des cancers a encore beaucoup à nous apporter".
Ensuite pour résumer ce qui a été dit :
La recherche progresse beaucoup en ce moment et de nombreuses molécules sont testées pour lutter contre le cancer et pas uniquement pour lutter contre la vascularisation de la tumeur (qui est déjà une bonne cible thérapeutique) mais le temps a permis de savoir qu'il existe d'autres cibles caractéristiques des tumeurs comme la sensibilité à la mort cellulaire programmée, l'insensibilité aux facteurs d'arrêt de la croissance, l'invasivité et le potentiel métastatique, la potentialité de la croissance sans limite des cellules tumorales et l'autosuffisance en facteurs trophiques qui sont des cibles différentes qu'il faut essayer d'atteindre.
Il existe une grande hétérogénéité des cancers, par exemple il n'existe pas un cancer du sein ou du colon qu'il faut traiter de la même façon pour tous les malades mais 5 ou 10 maladies différentes, l'angiogénèse est un des mécanisme important chez certains malades dans certaines tumeurs et il faut maintenant prédire lesquelles pour aller vers un traitement à la carte.

Environ 1 million de personnes atteintes de différents types de cancer dans le monde sont ou ont été traitées avec des anti-angiogéniques avec environ 50 anti-angiogéniques différents, 1000 à 2000 laboratoires de recherche publics ou privés dans le monde travaillent sur ces molécules.

Les traitements anti-angiogéniques s'appliquent à beaucoup de cancers différents car dès qu'une tumeur dépasse 1mm3 elle a besoin de vaisseaux. Ils ont également insisté sur le fait qu'il est une utopie de penser qu'une molécule, qu'une famille de médicament serait suffisante pour traiter un cancer et donc que le traitement anti-angiogénique n'est souvent pas suffisant et qu'il doit être associé à une deuxième molécule conventionnelle ayant une action différente. Des essais doivent permettre de savoir associer les différentes molécules.

Le recherche progresse également grâce à la connaissance du génome. On sait qu'il existe environ 25 à 30 000 gènes qui sont exprimés dans une cellule ce qui en fait autant de cibles de traitements potentiels et en particulier dans le cancer et sur ces 25000 cibles il y en a seulement 500 qui comportent un médicament susceptible de les viser avec 5 à 6 médicaments par cible donc il reste encore beaucoup de travail à faire pour arriver à développer des médicaments qui couvrent tous ces aspects.

Une auditrice a demandé comment un traitement de chimiothérapie peut être associé à un anti-angiogénique et donc peut arriver à la tumeur et être efficace si on associe un anti-angiogénique qui supprime les vaisseaux.
Le Professeur Pierre Corvol, co-auteur de "L'arbre vasculaire, les nouvelles voies de guérison" a expliqué que les traitements anti-angiogénèse ne vont pas a priori toucher les autres vaisseaux de l'organisme qui sont dormants chez les adultes (les cellules qui tapissent les vaisseaux ne se renouvellent que tous les deux à trois ans, donc c'est stable). En revanche dans une tumeur pour pouvoir obtenir une croissance normale il faut un réveil vasculaire du fait du facteur de croissance le Vegf.
Au départ on pensait que si on bloquait l'arrivée de l'oxygène et des nutriments, la tumeur se nécrosait, disparaissait mais actuellement une autre hypothèse plus compliquée est émise, les médicaments rétablissent une vascularisation qui est proche de la normale, une vascularisation qui apporte de l'oxygène mais qui permet une meilleure radiothérapie, qui apporte les médicaments, qui apporte à ce moment là la possibilité de mieux détruire les tumeurs, c'est un peu à l'envers de ce qu'on pensait et un peu paradoxal. Mais il faut rester prudent et continuer à chercher.
Cette balance entre vaisseaux dormants et vaisseaux actifs est quelque chose d'essentiel.

Les traitements anti-angiogéniques ne sont pas anodins, et même si les vaisseaux de l'organisme ne sont a priori pas touchés il existe néanmoins des effets secondaires comme des hémorragies ou une augmentation de la pression artérielle (inconvénient mineur car on sait traiter une augmentation de la pression artérielle).
Il faut étudier le rapport bénéfice risque pour chaque cancer, chaque malade : dans le cas d'une question concernant le cancer de la prostate, il semblerait que les bénéfices soient inférieurs aux risques. Il faut trouver le bon médicament pour le bon malade qui aura vraiment besoin de ce type de traitement.

Il faut un lien entre la recherche et les hôpitaux. Le Professeur Thomas Tursz a déploré le faible nombre de malades engagés dans des essais thérapeutiques en France où il semblerait que ces essais soient proposés en dernier recours alors qu'il serait intéressant de les essayer à des stades plus précoces. Ceci est un facteur très contraignant car pour le moment on n'a pas encore assez de recul avec ces nouvelles thérapies. Il faudrait des essais plus courts, plus intelligents avec une collaboration étroite entre les cliniciens et les chercheurs.

La recherche en permettant de mieux cerner le profil moléculaire de chaque tumeur de chaque patient permet de mieux cibler la molécule à utiliser selon les modifications génétiques de la tumeur. Ils ont dans ce cas parlé du cancer du colon et de tests génétiques qui permettraient de savoir quelle molécule utiliser. On va donc vers un traitement à la carte avec une classification des tumeurs basée sur la génétique (et non plus uniquement sur l'histologie) ce qui est un enjeu très important.

Des progrès ont également été réalisés dans les techniques d'imagerie qui jouent un rôle très important et ne servent plus seulement à montrer l'existence d'une masse en montrant ses contours mais maintenant on peut mesurer des facteurs biologiques, voir si les tumeurs se divisent, si elles sont agressives, et effectivement si elles sont vascularisées bien ou mal et donc vérifier l'efficacité du traitement. Et surtout ça devient un outil thérapeutique grâce à la radiologie interventionnelle car sans intervention traumatisante, sans ouvrir, on peut monter dans la tumeur par des petits vaisseaux, monter des aiguilles, en prélever des morceaux pour savoir très tôt si un traitement va être efficace ou pas plutôt que de laisser longtemps un malade avec un traitement inefficace.

Un autre enjeu est de reculer les frontières de ce qui est curable ou pas curable en cancérologie. Ce n'est pas un médicament qui y arrivera, c'est l'association des traitements. Il y a des malades métastatiques qui guérissent actuellement, nous ne savons pas lesquels, nous ne savons pas bien les isoler et il faut se battre dans les prochaines années pour les identifier et les traiter et c'est important que la chirurgie, la radiothérapie, ne restent plus des traitements adaptés aux formes localisées des cancers mais rejouent un rôle pour guérir les malades métastatiques.
Dans le cas des cancers du rein qui répondent aux anti-angiogéniques, nous savons que certains de ces malades vont rechuter, ne sont pas guéris, que faut-il faire quand nous avons la réponse maximale, est-ce qu'il n'y en a pas certains qu'il faut ré-opérer pour aller enlever les tumeurs qui restent, irradier sur les quelques sites qui restent, voila les grandes questions qui se posent. La cancérologie c'est la pluri-disciplinarité et le poly-professionnalisme.

Une question a porté sur l'utilisation des anti-angiogéniques pour traiter la dégénérescence maculaire de la rétine car effectivement ces molécules ont prouvé leur efficacité dans ce cas.

Le Professeur Fabien Calvo, Pharmacologue (Institut national du cancer) a dit qu'on se pose encore beaucoup de questions quant aux mécanismes d'action de ces médicaments. On découvre que les anti-angiogéniques ont des effets autres que ceux sur l'angiogénèse. Ils peuvent être actifs sur le système immunitaire, on imaginait qu'ils avaient une cible unique mais il y a des cibles extrêmement variées qu'on ne soupçonnait pas initialement. De plus, d'autres anti-cancéreux ont des activités anti-angiogéniques comme le trastuzumab utilisé dans le cancer du sein qui cible un autre récepteur dans le cancer du sein et on s'est aperçu qu'il avait un effet anti-angiogénèse. Donc au fur et à mesure des connaissances on sait ce qu'on cible. D'ailleurs le premier anti-angiogénique découvert par un chirurgien a été l'interféron qui a de multiples fonctions et actions et qui a aussi des propriétés anti-angiogéniques.

L'inégalité géographique de ces nouveaux traitements a été abordée également avec l'exemple d'une auditrice traitée contre son cancer de l'ovaire avec une chimio classique dans son hôpital alors qu'à Paris de l'avastin a été ajouté à cette chimio. Le plan cancer devait venir à bout de ce genre d'inégalité. Le professeur Calvo a répondu qu'il y a des professionnels qui savent, d'autres qui savent moins (!!?!) et qu'il y a des essais thérapeutiques en cours qui permettent de valider l'utilité d'un nouveau traitement et que c'est de ça que cette patiente a pu bénéficier en venant à Paris.
Le professeur Corvol a dit qu'il faut du temps pour que ces nouveaux traitements se mettent en place dans les différents centres et qu'il fait confiance à ses collègues cancérologues pour qu'il y ait une répartition aussi égale que possible de l'accès à tous ces médicaments mais il y a un point crucial : le prix très élevé. Un traitement par l'avastin c'est 100 000 dollars par an. A l'heure actuelle en France c'est pris en charge à 100% mais dans la presse américaine il y a un émoi avec des personnes qui disent jusqu'ou va-t-on, pendant combien de temps. Il y a donc un véritable problème de société qui n'est pas résolu et nécessite d'être abordé avec différents partenaires.

L'innovation doit arriver tôt dans la prise en charge de la maladie, donc aller très tôt vers le meilleur traitement mais c'est une notion encore nouvelle dans nos sociétés latines car les essais cliniques sont souvent proposés très tard.

Le problème de l'industrie et du partage entre ce que doit faire l'industrie qui travaille sur de nombreuses molécules et en produit mais évidemment dans le but de vendre un médicament de gagner de l'argent et les instituts académiques qui visent à traiter les patients, à faire de la recherche et comprendre ce qu'ils font à leurs patients. Au USA les deux sont très intriqués donc beaucoup plus d'argent. En France il n'y a pas encore de stratégie précise malgré le plan cancer qui a crée une enveloppe spéciale pour ces molécules onéreuses rendant accessible à la population un grand nombre de ces molécules mais pas encore l'idée que la recherche clinique est un droit et une urgence pour les patients ce qui est très grave selon le Professeur Tursz car pour le moment l'innovation est pour les dirigeants une fatalité coûteuse. Le but du système de santé est de le gérer de la même façon, de traiter les malades de la même façon dans dix ans pour un peu moins cher alors le but doit être de guérir le cancer, certains cancers et de reculer les frontières. Il faut donc une autre stratégie.

Le Professeur Calvo dit que les bénéfices des antiangiogénèse apparaissent modestes et la seule manière d'améliorer notre vision des bénéfices attendus repose sur des tests biologiques qui accompagnent la prescription de ces médicaments et des essais thérapeutiques. Par exemple dans le cas du cancer du colon on a montré que l'utilisation de tel ou tel médicament pouvait améliorer quand il y avait une mutation spécifique l'utilité de ce médicament et qu'il est inutile de le prescrire à tout le monde.


Voilà donc un résumé de ce qui a été dit. C'est toujours trop court, il reste des questions, j'aurai aimé savoir justement si dans le cas du cancer du rein l'étude du profil moléculaire de la tumeur peut être utilisé pour choisir le meilleur traitement adapté à chaque tumeur comme c'est le cas pour le cancer du colon ce qui permettrait ne bénéficier du meilleur traitement. Et concernant les nouvelles techniques d'imagerie ou de prélèvements est-ce qu'elles sont systématiquement utilisées dans la pratique courante pour suivre le résultat d'un traitement car d'après les messages sur ce forum j'ai plutôt l'impression que le contrôle se fait par scanner seulement ?? ou peut-être que certains ont eu une échographie de contraste permettant de voir la vascularisation de la tumeur ?? Bref, encore pas mal de questions..

Bonsoir, bon courage à tous et bonnes fêtes

Nathalie
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
NORBERT



Masculin
Nombre de messages : 283
Age : 55
Localisation : ALSACE
Date d'inscription : 30/10/2007

MessageSujet: Re: Emission sur les nouvelles thérapies liées à l'angiogenèse.   Dim 28 Déc - 0:01

Superbe ce texte !!
Beaucoup d'information.
Un point important: Comment peut on voir la vascularisation des métas, comment en apprécier son évolution ?
scratch
Le but est de tenir le plus longtemps possible pour bénéficier des avancements de la médecine.
Je regardais hiers l'avant et l'après de l'apparition du naze, et il faut avouer qu'il se développe rapidement et qu'il a été stoppé par le Sutent.
C'est déjà pas si mal. Le fait que le Sutent peut synergiser notre système immunitaire est une belle découverte mais est elle une réalité ?

Bonne Année 2009 à toutes les combatantes et combatants de ce naze, nous allons lui en faire voir en 2009. Very Happy


Norbert
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
nikriz21



Féminin
Nombre de messages : 109
Age : 67
Localisation : Vienne (Autriche)
Date d'inscription : 20/07/2007

MessageSujet: Re: Emission sur les nouvelles thérapies liées à l'angiogenèse.   Dim 28 Déc - 0:38

Merci pour toutes ces informations, et une très bonne année 2009, pleine d'espoir et de nouvelles perspectives pour tous ceux qui se battent contre cette saloperie
amitiés, Nicole
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
nathalie



Féminin
Nombre de messages : 76
Age : 47
Localisation : région centre
Date d'inscription : 12/09/2006

MessageSujet: Re: Emission sur les nouvelles thérapies liées à l'angiogenèse.   Lun 29 Déc - 17:24

Des précisions sur les nouvelles techniques d'imagerie :

Un rôle pour l'imagerie dans le traitement des cancers (Le Quotidien du Médecin du : 04/06/2008) :
L'imagerie médicale a fait d'énormes progrès ces dernières années. Elle est désormais au service du diagnostic précoce et des nouvelles thérapeutiques. Ces avancées ont fait l'objet d'une communication au congrès de l'American Society of Clinical Oncology, à Chicago.

DEPUIS le début des années 2000, un groupe d'experts, cliniciens, chirurgiens et imageurs, a développé l'imagerie, pour permettre une meilleure adaptation aux thérapies ciblées, notamment avec l'arrivée des antiangiogéniques, en cancérologie. L'imagerie a fait de grands progrès technologiques, passant du mode conventionnel à une imagerie fonctionnelle.

Parmi les différentes techniques, en complément des critères biologiques et cliniques, l'imagerie de perfusion par scanner permet de quantifier l'activité vasculaire des néovaisseaux tumoraux. En effet, au cours d'un cancer, les lésions mutent et vont augmenter de volume. Grâce au facteur de croissance vasculaire, VEGF, des néovaisseaux vont se développer et conduire à une hypervascularisation ou néo-angiogenèse.

L'imagerie de perfusion va ainsi permettre de mesurer, de façon très fine et reproductible, l'évolution de la vascularisation d'une tumeur. Alors que le volume tumoral peut rester stable, la diminution, voire la disparition de l'hypervascularisation, apporte la preuve de l'efficacité du traitement. Il devient donc important non seulement de mesurer la taille de la tumeur, mais, grâce à cette technique, il apparaît possible de savoir si la tumeur demeure active ou si, au contraire, elle réagit favorablement au traitement.
Développée notamment par le Dr Didier Buthiau (Paris), cette technique a fait l'objet d'une étude en collaboration avec l'équipe de cancérologie de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière.
L'imagerie de perfusion par scanner a permis de montrer, dans cette étude, le mode d'action des antiangiogéniques et a fourni une meilleure approche que la seule observation de la tumeur. Ce qui pourrait modifier les protocoles des cancérologues habitués à surveiller essentiellement la taille de la tumeur.



Évaluation de la réponse tumorale par imagerie fonctionnelle (eurocancer 2008) :
...les moyens d’investigation ont considérablement évolué et les critères morphologiques ne sont plus les seuls à considérer pour évaluer le potentiel évolutif des tumeurs et l’efficacité des traitements en particulier dans le cadre d’essais testant de nouvelles thérapeutiques. Si la diminution de volume est généralement reconnue comme l’indicateur essentiel de la réponse tumorale, la taille n’est qu’un des paramètres de cette réponse. Une masse résiduelle de petite taille peut rester viable alors que certaines masses persistantes plus volumineuses, calcifiées ou kystiques, peuvent être stabilisées ou totalement nécrotiques.

Les progrès dans la compréhension de certains des mécanismes de la prolifération ou de la mort cellulaire ont fait évoluer les traitements en les dirigeant vers des cibles biologiques comme les facteurs activateurs de l’angiogénèse. Beaucoup des agents antiangiogéniques ne sont pas cytotoxiques, ils entrainent une stabilisation de la maladie et les méthodes classiques d’évaluation morphologique, basées sur la mesure du « volume tumoral », s’avèrent mal adaptées pour évaluer leur efficacité.

Le seul critère de taille doit être discuté à la lumière des nouvelles possibilités de l’imagerie dite fonctionnelle (échographie-Doppler avec produit de contraste, scanner ou IRM dynamiques, imagerie de diffusion, spectroscopie par résonance magnétique, imagerie ciblée, TEP scanner) susceptible de fournir des informations sur la vascularisation, le métabolisme ou la viabilité des tumeurs, paramètres dont les modifications traduisent la réponse au traitement avant la diminution de volume.



Évaluation précoce des traitements anti-angiogéniques par échographie dynamique de contraste. Journal de radiologie 2008, vol. 89, no5:
L'évaluation par imagerie fonctionnelle des thérapies ciblées est devenue un enjeu majeur en cancérologie. L'échographie dynamique de contraste, en raison de diverses évolutions technologiques, est reconnue maintenant comme une technique d'imagerie fonctionnelle capable d'évaluer les nouvelles thérapies anti-angiogéniques que ce soit sur des cibles tumorales superficielles ou profondes. Cette évaluation est basée sur l'analyse de la courbe décrivant l'évolution de l'intensité du signal en fonction du temps après injection d'un produit de contraste. Le développement de logiciels de quantification donne la possibilité de quantifier de façon objective, à partir des données brutes linéaires présentes dans l'échographe avant compression logarithmique (linear raw data), cette prise de contraste en calculant différents paramètres de perfusion tumorale comme l'intensité maximale de la prise de contraste, le temps de transit moyen, le temps de montée, la pente de la prise de contraste ou l'aire sous la courbe. L'échographie dynamique de contraste, outil sensible, reproductible, accessible, permet désormais de prédire très précocement, dès les premiers jours ou semaines, la réponse au traitement en fonction des changements de la vascularisation et ce, bien avant la modification du volume tumoral évalué selon les critères RECIST.



Espérons que les malades pourront profiter rapidement de ces nouvelles techniques d'imagerie permettant de contrôler l'efficacité des traitements anti-angiogénique.

Bonne année à tous

Nathalie
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
BERNARD



Masculin
Nombre de messages : 856
Age : 63
Localisation : 91650
Date d'inscription : 31/05/2006

MessageSujet: Re: Emission sur les nouvelles thérapies liées à l'angiogenèse.   Mar 30 Déc - 14:31

Peut etre dans 5 ou ................10 ans !! allez savoir !!

Merci pour tout ces renseignements trés intéressants mais quand on suit un peu l'actualité on se dit que c'est pas demain que nos hôpitaux pourront offrir cette imagerie !!!

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
nathalie



Féminin
Nombre de messages : 76
Age : 47
Localisation : région centre
Date d'inscription : 12/09/2006

MessageSujet: Re: Emission sur les nouvelles thérapies liées à l'angiogenèse.   Mar 30 Déc - 19:57

On va essayer d'être optimiste en cette fin d'année 2008 et se dire que le budget accordé à la santé en 2009 va doubler, voire tripler : yes they can !!!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Emission sur les nouvelles thérapies liées à l'angiogenèse.   Aujourd'hui à 14:14

Revenir en haut Aller en bas
 
Emission sur les nouvelles thérapies liées à l'angiogenèse.
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» 04/03 - Découvrir les thérapies comportementales et cognitives (RCF)
» Emission avec témoignage sur l'émétophobie
» Ovni-ufo Nouvelles archives du MOD britannique
» (3e) Recherche nouvelles du XXe siècle "liées" à l'histoire...
» Nouvelles de Medjugorje. Qu'en pensez-vous ?

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Tout sur le Nexavar et le Sutent et autres Traitements :: Forum de discussion :: DIVERS-
Sauter vers: