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 Euthanasie ou soins palliatifs

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Filouchet



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MessageSujet: Euthanasie ou soins palliatifs   Mer 26 Mar - 0:15

Fred avait un peu évoqué ce sujet et j'ai trouvé avec son testament un courrier exprimant ses souhaits sur ces deux approches.J'ai retrouvé aussi des recherches qu'il avait faites sur le NET.
Son évolution et le contexte trés favorable dans lequel nous avons été accompagné, n'ont pas soulevé cette dimension. Heureusement pour moi, mais je crois que j'avais les idées claires la-dessus grâce à ses propos et sa lettre. D'ailleurs, je pense que ce que j'en ai transmis au médecin a été intégré dans leur approche médicale. Ce n'est pas un sujet facile, mais il tient aussi à nous de ne pas laisser nos malades seuls face à ces interrogations pour pouvoir plus facilement connaitre et défendre leurs idées au cas où.
***
Euthanasie ou soins palliatifs ? La récente et vive émotion soulevée en France par l'intense médiatisation d'une demande de suicide médicalement assisté relance le débat sur un sujet où règne le plus souvent une grande confusion. De ce point de vue, tout laisse penser que l'encre du rapport signé de Marie de Hennezel et intitulé "La France palliative" continuerait à s'effacer dans les caves du ministère de la santé si le pays n'avait pas eu à connaître du cas de Chantal Sébire, cette femme retrouvée morte le 19 mars à son domicile après avoir, en vain, réclamé une euthanasie active.


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MIA.Pub.OAS.events["pubOAS_middle"] = "pubOAS_middle";
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Ce rapport avait été demandé en janvier 2005 par Philippe Douste-Blazy, alors ministre de la santé. A la veille du vote de la loi Leonetti concernant la fin de vie, il s'agissait de demander à cette spécialiste de renom de procéder à une évaluation précise des pratiques des soins palliatifs et des blocages quant à leur diffusion. Mme de Hennezel devait enquêter dans l'ensemble des espaces, hospitaliers ou non, au sein desquels les questions relatives à la "fin de vie" et au "laisser mourir" sont, quotidiennement ou presque, soulevées.

Cette mission fut méticuleusement effectuée entre juin 2005 et novembre 2007 dans l'ensemble des régions françaises. Le rapport et les propositions de Marie de Hennezel furent remis aux services de Roselyne Bachelot, ministre de la santé, fin 2007. Aucun accusé de réception et aucune suite en dépit d'une question écrite au gouvernement posée par François Bayrou. Jusqu'à l'affaire Sébire et la convocation en urgence de Mme de Hennezel par Mme Bachelot le 21 mars. Une rencontre courtoise au terme de laquelle rien de concret ne fut formulé.
Ce rapport est pour l'essentiel celui d'un état de carence généralisée. Il établit l'existence d'inégalités profondes dans l'accès aux soins palliatifs, ainsi que de difficultés majeures et récurrentes dans la diffusion, en France, de la culture des soins palliatifs. Il conclut enfin que les sources actuelles de financement de ces activités ne sont aucunement à la hauteur des missions et des enjeux ; et ce, alors même qu'il faut compter avec les effets pervers des nouveaux systèmes de tarifications hospitalières qui n'ont de cesse de privilégier la réduction des durées d'hospitalisation.
La lecture la plus critique de la situation faite par Marie de Hennezel porte sur l'insuffisance de la connaissance et de la compréhension du contenu de la loi Leonetti par ceux qui sont en charge d'en faire la pédagogie et de l'appliquer. "Beaucoup ignorent ce que la loi leur permet de faire, souligne-t-elle. Ils persistent à croire que l'ultime solution pour apaiser les souffrances en fin de vie consiste à abréger la vie."
Dans le même temps, cette spécialiste fait valoir que la majorité des médecins et des soignants estiment de leur devoir de protéger les plus vulnérables. Cette même majorité n'est pas en faveur d'une modification du code pénal. "Ils sont conscients des dérives possibles d'une loi qui ouvrirait à la possibilité d'éliminer ceux qui nous dérangent, peut-on lire dans le rapport de Mme de Hennezel. Cette tentation existe déjà chez nos voisins des Pays-Bas et de Belgique, puisqu'on envisage déjà d'étendre l'euthanasie aux grands dépressifs et aux déments. Pourquoi serions-nous mieux prémunis que nos voisins ?"
Fin 2007, l'auteur du rapport estimait que seul un "message fort" du président de la République en direction des principaux acteurs concernés permettrait d'avancer. Quatre mois plus tard, le constat n'a pas perdu de sa pertinence. Jean-Yves Nau

Article paru dans l'édition du 26.03.08.
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Hermyn



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MessageSujet: Re: Euthanasie ou soins palliatifs   Mer 26 Mar - 22:06

Filouchet
Merci d'oser aborder ce sujet.

Deux cas de figure extrêmes se présentent : aider un malade à partir lorsqu'il n'est plus capable d'agir, et aider un individu sain d'esprit à partir, QUELLES QUE SOIENT SES MOTIVATIONS ET L'INTENSITÉ DE SES DOULEURS PHYSIQUES OU MORALES.

Chantal Sebire ne demandait pas que quelqu'un l'euthanasie ; elle demandait qu'on lui donne les produits qui lui permettraient de le faire elle-même sans souffrances. La nuance est de taille.

On a moult fois expliqué que les médecins prêtent serment d'aider à vivre, pas à mourir. OK. Je me mets à leur place et je me dis qu'il faut une totale inconscience ou des tripes hors du commun pour avoir le courage d'aider quelqu'un à partir.

On nous dit qu'une société civilisée ne peut décemment permettre de faire tuer les plus faibles. J'entends d'autant plus ce discours que j'ai connu un cas dans ma propre famille : ma grand-mère a été mise sous morphine a 99 ans alors que son état ne le nécessitait pas. En clair et en décodé, ça s'appelle une euthanasie. Je vous passe le détail des faits, mais je peux vous dire que déjà sans loi l'autorisant, cela existe et pas toujours pour de bonnes raisons (très facile dans le milieu médical).

Ce qui me choque, c'est que nous sommes sensés vivre dans un pays laïc et que nous trimballons toujours de vieilles valeurs religieuses mal digérées. Je suis outrée de constater que selon la loi, mon corps, ma vie ne m'appartiennent pas puisque on ne me permet pas de me suicider "légalement".

L'ouvrage "Suicide, mode d'emploi" a été interdit. Désolée, mais si on regarde un peu plus loin que le bout de sa vertu, on comprend que c'est une décision qui s'apparente à l'ancienne interdiction d'avorter.
Je m'explique :
- La légalisation de l'avortement n'en fait pas une méthode de contraception ni une partie de plaisir. En l'interdisant, on empêche les avortements clandestins effectués dans des conditions effroyables. On ne fait pas baisser la natalité et on ne favorise pas la débauche pour autant.
- La connaissance de méthodes non-douloureuses n'engendrera pas le suicide d'un individu qui ne l'avait préalablement décidé. Quelqu'un qui a décidé de passer à l'acte le fera quand même, dans une angoisse et une souffrance encore plus grande puisque en état de délinquance sociale et morale, et avec des moyens physiques plus ou moins atroces. La société veut rester "propre" mais se voile la face d'une manière honteuse.

Il me semble que dans le cas d'un acte compassionnel sur autrui, il "suffirait" de peu pour rendre la situation supportable : comme le sous-entend Filouchet, mieux faire connaître les dispositions légales existantes pour qu'elles soient appliquées en les améliorant pour les rendre plus simples et plus rapides, à condition que les politiques veuillent bien faire face à leurs responsabilités.

Dans le cas d'une décision personnelle, QUELLE QUE SOIT SA NATURE, il devrait être possible de se procurer légalement ce qu'il faut.
Ma position peut heurter ou sembler irresponsable à certains. Je crois que c'est la seule voie lucide et intellectuellement honnête.
Que l'on ne s'imagine pas que je parle en l'air. Ma Maman s'est suicidée il y a 20 ans (hé oui, décidément, famille à gros problèmes). Affronter son geste a été l'horreur. Elle me manque. Sa vie a été une horreur psychologiquement parlant. Les divers psys et médicaments rencontrés sur son chemin n'ont pas suffi à l'aider. Je sais aussi que lorsque sa décision a été prise, le "comment" a été une source supplémentaire de souffrance.

Je déborde du sujet de base car je me sens très concernée. Si demain ma situation médicale devait dégénérer, je nirai pas bien loin dans les traitements. C'est MON choix, et j'interdis à quiconque de me voler cette ultime liberté au nom d'une morale foireuse. Cette décision est bien plus facile à prendre et à annoncer lorsque l'on est seul(e). J'imagine qu'avec des enfants, un conjoint, une famille, il doit être bien plus difficile d'oser parler, de peur de faire souffrir les siens davantage.

Que l'on ne se méprenne pas : j'attends avec impatience les progrès de la science et je pense que dans d'innombrables cas, cela vaut la peine de se battre. Je ne fais pas l'apologie de la démission face à la maladie.

Voili voilou. J'espère ne pas avoir été trop confuse sur ce thème qui me tient à cœur. Quand on souffre d'une maladie grave ou qu'un proche souffre, on pense forcément au départ. Et je pense que ce serait un sujet moins anxiogène si on l'abordait plus fréquemment, sans pathos, en l'absence d'un carcan moral désuet et dangereux.

"Que d'apprendre à mourir c'est apprendre à vivre" disait Montaigne. J'ai découvert cette citation à l'adolescence ; je l'ai adorée et faite mienne. C'est un thème qu'aborde aussi Servan-Schreiber dans "Anticancer". Il faut dédramatiser la mort et l'aborder sainement. Paradoxalement, elle est constitutive de la vie, et inéluctable. Quant à ceux que l'on aime, il faut parfois savoir les aider en acceptant un discours en dehors des passages cloutés, et vivre avec leur chaud souvenir et la force qu'ils nous ont donnée.

Filouchet, à la lecture de tous vos précédents posts, vous forcez mon admiration et j'espère que l'amour que vous a donné Fred vous portera dans un bel avenir.

Cordialement
Hermyn
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Filouchet



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MessageSujet: Re: Euthanasie ou soins palliatifs   Mer 26 Mar - 22:26

Hermyn,
je ne sais si je "mérite" votre admiration mais vos mots sont justes et me font pleurer.
Bon, faut avouer que ce soir, j'ai l'ame fragile et la larme "facile" mais... merci d'écrire, mieux que moi, des pensées qui sont les miennes et qui, sans doute, car la parole n'était pas son fortr sur certains points, auraient pu être dites ou écrites par Fred.
On parle vrai ici. Je pleure mais ce n'est pas triste, je pleure de cette proximité si difficile à partager.
Merci, Hermyn.
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BERNARD



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MessageSujet: Re: Euthanasie ou soins palliatifs   Jeu 27 Mar - 7:48

je partage tout à fait cet avis tant sur le fond que sur la forme (pas si bordelique que ça !)

pour une fois je fais dans la sobriété !!! Smile

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MessageSujet: Re: Euthanasie ou soins palliatifs   Aujourd'hui à 7:46

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